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340 milliards FCFA mobilisés par le Trésor ivoirien sur 810 milliards attendus pour 2014

admin
April 11 /2014
    
340 milliards FCFA mobilisés par le Trésor ivoirien sur 810 milliards attendus pour 2014

Adama Koné, Directeur général du Trésor et de la Comptabilité Publique de Côte d’Ivoire, a estimé, dans un entretien accordé à APA, jeudi, que la régie financière qu’il dirige, est sur la bonne voie pour atteindre les objectifs de 2014, révélant qu’à mi-parcours, 340 milliards sont, déjà, mobilisés par le Trésor ivoirien.

Selon Adama Koné, depuis le début de l'année 2014, le Trésor Public a réalisé quatre émissions de titres publics sur le marché financier de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dont 2 émissions de bons et 2 émissions d'obligations du Trésor pour rechercher 360 milliards de FCFA.

« Sur ce montant, 339,5 milliards, soit 94%, ont déjà été mobilisés. Ce qui dénote de la qualité de la signature de l'État de Côte d'Ivoire. Cependant, il reste à rechercher environ 470,5 milliards de FCFA sur l'objectif annuel de 810 milliards FCFA » a-t-il indiqué en attendant de « solliciter le marché financier régional » pour réunir cette somme afin d' « atteindre nos objectifs comme ce fut le cas en 2013 ».

Concernant la dernière opération de levée de fonds portant sur 250 milliards, diversement
«interprétée», M. Koné a affirmé que l'opération a connu un franc succès eu égard à ses caractéristiques que sont le taux, la maturité et le montant mobilisé.

« Cette opération s'inscrit dans le cadre de l'exécution du budget de l'Etat au titre de l'année 2014. C'est-à-dire qu'en amont, elle a été autorisée par le Parlement. Elle figure au calendrier d'émissions de titres publics élaboré par le Trésor Public. En dehors du niveau du montant (250 milliards FCFA), elle ne diffère en rien des opérations régulièrement réalisées par le Trésor Public » a précisé le Directeur général du Trésor ivoirien.

Par ailleurs, Adama Koné fait remarquer que comme toutes les adjudications, et conformément à la réglementation régissant les émissions des bons et obligations du Trésor, cette opération a fait l'objet d'un « arrêté d'émission » signé par Mme Nialé Kaba , ministre chargé de l'Economie et des finances , avant d'être communiquée à la BCEAO (la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest), pour diffusion auprès des investisseurs.

« En outre, elle a donné lieu à un avis d'appel d'offres signé par moi-même et publié dans la presse nationale et sous régionale. Puis, une note d'information détaillée sur l'opération a été envoyée à tous les acteurs du marché, dans le délai de sept (7) jours prescrit », a expliqué M. Koné.

« Enfin, étant donné que la règlementation en vigueur sur le marché donne la possibilité à l'émetteur de recourir à une ou plusieurs Sociétés de gestion et d'intermédiation (SGI) pour assurer le succès de l'opération, nous en avons sélectionnées, à travers leurs banques, pour nous accompagner » a poursuivi Adama Koné.

Pour lui, il n'est, donc, pas juste de parler d'échec, dans la mesure où le « total des soumissions enregistrées a été de 265 milliards de FCFA pour un montant indicatif recherché de 250 milliards, ce qui correspond à un taux de couverture de 106% », soulignant, toutefois, le « rejet de près de 24 milliards de soumissions pour accepter 241,7 milliards », après arbitrage, pour maintenir un niveau de coût raisonnable pour l'Etat.

Revenant sur l'apurement de la dette intérieure de l'exercice 2013, le Directeur général du Trésor, a jugé le bilan « satisfaisant » eu égard au renforcement des « instruments et structures de suivi » d'une part et d'autre part à « l'accroissement du taux d'apurement effectué » sur la période.

« L'amélioration de la gestion de la trésorerie à travers l'élaboration d'un plan de trésorerie plus adapté, la redynamisation des comités de trésorerie et le respect de l'engagement du règlement de la dette en 90 jours ont permis d'apporter un traitement plus efficace à la dette intérieure » a-t-il indiqué.

En outre, « la décision et l'organisation des paiements par virement bancaire a permis d'accroître la transparence et de crédibiliser nos processus vis-à-vis du système bancaire et des clients/usagers. A cela, il faut ajouter la création d'un comité de suivi de la dette intérieure (COSDI) composé des principaux comptables payeurs de l'Etat qui a eu pour résultat un meilleur suivi des actions et des engagements relatifs au traitement de la dette », a précisé Adama Koné.

Sur le second point relatif aux efforts de paiements, deux faits majeurs ont caractérisé la gestion 2013 à savoir, l'achèvement de l'audit des arriérés de l'Etat des gestions 2000 à 2010 et l'apurement régulier des engagements courants.

Relativement à l'audit des arriérés de l'état des gestions de 2000 à 2010, « sur 356 milliards de FCFA de dépenses auditées, 152 milliards ont été validés » sur lesquels un montant cash de « 51,10 milliards a été versé en décembre 2013 aux fournisseurs » a, encore, souligné M. Koné, précisant que des négociations ont été ouvertes avec les gros créanciers pour le paiement de leurs reliquats.

Cette année, a insisté Adama Koné, les efforts en faveur des fournisseurs et prestataires de services de l'Etat vont s'intensifier pour soutenir davantage le secteur privé, créateur de richesse et pilier incontournable de la croissance.

@ABIDJANNET

Categories : Economie
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