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Contraception : commencer tôt réduit les risques de grossesse non désirée

admin
January 07 /2015
    
Contraception : commencer tôt réduit les risques de grossesse non désirée

Selon une étude de l'Institut national de la santé, les femmes qui sont sous contraceptif avant ou au moment de leur premier rapport courent moins de risques de grossesse non désirée. L'éducation et le dialogue avec la mère auraient une influence importante sur cette décision.

Une enquête sur la santé sexuelle et reproductive des Français révèle que le fait de débuter une contraception avant ou au moment du premier rapport sexuel est lié à un moindre risque de grossesse non désirée par la suite. Les chercheurs de l'Institut national de la santé (Inserm), auteurs de l'étude, ont interrogé 8 645 adultes âgés de 15 à 49 ans. Ils ont ensuite sélectionné 1 552 questionnaires remplis par des femmes âgées de moins de 30 ans, ayant déjà eu une activité sexuelle et une contraception. Les questions portaient sur les moyens de contraceptions utilisés avant, pendant et après leur premier rapport. Le but : évaluer le lien entre le début de la contraception et la "trajectoire reproductive".

Les résultats montrent que l'âge moyen du premier rapport était de 17 ans et que 56 % des femmes ont démarré une contraception au moment de ce premier rapport. Parmi les autres, 29 % l'ont fait avant et 16 % après, indique l'Inserm. La pilule reste le seul contraceptif utilisé comme protection précoce, souvent prescrite pour réguler les cycles menstruels, réduire la douleur ou traiter l'acné.

Etre mieux informées

Lors du premier rapport, le contraceptif le plus utilisé est le préservatif, tandis que pour la contraception tardive (un mois après le premier rapport), la pilule est de nouveau en tête du classement. Dans ce dernier cas de figure, le lien avec un risque accru de grossesses non prévues est important. Près de 18% des participantes à l'étude sont tombées enceintes alors qu'elles ne le souhaitaient pas. En cas de contraception tardive, ce chiffre monte à 34%.

"Plusieurs facteurs sont associés à ce phénomène. Les femmes qui prennent une contraception tardive sont statistiquement moins éduquées, plus souvent issues de pays étrangers ou encore ont des difficultés de dialogue avec leur mère", décrit Caroline Moreau, coauteur des travaux. Celles qui choisissent une contraception précoce seraient donc mieux informées. "Le fait de prendre la pilule lors du premier rapport n'a pas empêché l'utilisation quasiment systématique d'un préservatif, en prévention des infections sexuellement transmissibles", ajoute-t-elle.

Avec Topsante

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