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Tout sur le Cancer du sein

Mdiop
October 11 /2016
    
Tout sur le Cancer du sein

Toutes les femmes sont concernées par le cancer du sein. Le cancer du rnsein est le cancer plus fréquent chez la femme. Une femme sur 8 est rnactuellement touchée par le cancer du sein et ce chiffre pourrait rngrimper à une sur 7 d'ici vingt ans. Le cancer du sein se développe dansrn les trois quarts des cas chez les femmes de plus de 50 ans. Il est la rnprincipale cause de mortalité chez la femme entre 35 et 65 ans. La rnmortalité décroit de 1,3% en moyenne par an.rn

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Définition

rnLe cancer du sein est le cancer dont le diagnostic est le plus fréquent rnchez les femmes dans le monde. Sa présence augmente avec l'âge, mais il rnpeut aussi toucher des femmes jeunes puisqu'un quart des cas sont rndiagnostiqués avant l'âge de 50 ans. Le cancer du sein se développe à rnpartir des cellules de la glande mammaire : on parle d'adénocarcinome. Il est influencé par les hormones féminines et survient plus volontiers chez des femmes ayant eu une puberté précoce ou une menopause tardive, les femmes n'ayant pas eu d'enfant ou prenant un traitement hormonal substitutif.rn Une part génétique est également en cause, ce qui explique les risques rnaugmentés lorsqu'un cancer du sein a déjà touché un membre de la rnfamille. Le développement du dépistage organisé du cancer du sein permetrn de diagnostiquer de façon plus précoce les cancers, et d'en permettre rnune prise en charge rapide avec amélioration de la survie. A noter que rnle cancer du sein peut également toucher l'homme. rn

Statistiques

rnDeux cancers du sein sur 3 se déclarent après la ménopause. Le cancer durn sein se déclare de plus en plus jeune : 7% des femmes touchées ont rnmoins de 40 ans, alors que ce chiffre était de 5,6% en 2002 (Société rnfrançaise de sénologie et de pathologie mammaire, octobre 2010). Une rnfemme meurt d'un cancer du sein environ toutes les 53 minutes. Un cancerrn du sein détecté à un stade précoce est plus simple à traiter et rncomporte moins de risques de séquelles. Il permet de diminuer la mortalité de 25%. rn
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La moitié des cancers sont décelés alors même qu'ils mesurent moins rnde 2 cm. Chaque année dans le monde, environ un million de cancers du rnsein sont diagnostiqués et 400000 femmes en décèdent. L'augmentation du rnnombre de cas touche surtout les femmes ménopausées,rn mais aussi et de plus en plus fréquemment, les femmes plus jeunes, rnc'est-à-dire âgée de 40 à 45 ans. Le cancer du sein reste au 1er rang rndes cancers en terme de fréquence (33,5% de l'ensemble des nouveaux cas rnde cancer) et 75% des cancers du sein se déclarent après 50 ans.rn

Facteurs de risque

rnCertains facteurs représentent pour les femmes un risque de développer rnun cancer du sein. Rappelons néanmoins qu'une grande majorité de cancersrn du sein surviennent chez des femmes ne présentant pas ou peu de rnfacteurs de risques. rnrn
Il existe une prédisposition familiale chez les femmes ayant, dans rnleur famille proche, plusieurs personnes atteintes d'un cancer du sein. rnDans ce cas, une surveillance plus adaptée comprenant par exemple une rnIRM permettant de déceler une tumeur plus précocement est conseillée. Larn présence de certains gènes offre des prédispositions à l'apparition rnd'un cancer du sein. Les femmes présentant une mutation des gènes BRCA1 rnet BRCA 2 sont soumises à un risque de développer un cancer du sein rn(pouvant atteindre 80%), alors qu'il est seulement de 10% dans la rnpopulation. Elles peuvent également développer un cancer du sein plus rntôt, aux alentours de 40 - 45 ans.rn
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Une première grossesse tardive survenant après 35 ans est un facteurrn de risque important pour le cancer du sein. L'absence de grossesse rnreprésente un facteur de risque. Les premières règles précoces avant rnl'âge de 12 ans le sont également. rn
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Le risque s’accroît avec l'âge, notamment à partir de 50 ans.rn
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Une menopause tardive survenant après 55 ans est également un facteur de risque.rn
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La consommation d'alcool régulière, c'est-à-dire le fait de boire rndeux ou trois verres de vin par semaine, double le risque de cancer du rnsein après la ménopause. Certaines études semblent montrer que le rntabagisme augmente le risque de cancer du sein, surtout si le tabagisme arn débuté précocement et avant la première grossesse. L'obésité augmente rnle risque de survenue d'un cancer du sein, notamment après la ménopause.rn rn
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L'absence d'activité physique régulière, de l'ordre de 30 minutes rnchaque jour environ, pourtant recommandée par tous les experts, rnreprésente un facteur de risque. rn

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Symptômes

rnLe premier symptôme du cancer du sein est la présence d'une boule au niveau du sein, correspondant à la tumeur. Elle peut également s'accompagner de ganglions durs au niveau de l'aisselle (ganglions axillaires) correspondant à une propagation du cancer, ainsi qu'à des modifications cutanées au niveau du sein et du mamelon (peau d'aspect capitonné et un mamelon qui entre au lieu de sortir). Le seinrn peut progressivement se déformer et s'ulcérer, ce qui se traduit rnparfois par un écoulement du mamelon, d'un seul côté. Si le cancer est rndiagnostiqué tardivement, la tumeur peut se propager et déclencher rnd'autres symptômes tels que des nausées, des vomissements, une perte de poids, une jaunisses, des douleurs osseuses ou encore des céphalées, un essoufflement ou une toux.rn

Guérison

rnEnrn 2008, le cancer du sein a entraîné 11.300 décès alors que 17.000 femmesrn décédaient du cancer du sein 10 ans auparavant. La très grande majoritérn des femmes guérissent du cancer du sein. Le taux de survie à 10 ans estrn désormais de 75%.rn

Facteurs de risque

rnLes facteurs de risque sont notamment l'absence de grossesse ou une première grossesse après 35 ans, des premières règles précoces avant l'âge de 12 ans, une ménopause tardivern survenant après 55 ans. Le risque s'accroît avec l'âge. Boire deux à rntrois verres de vin multiplie par deux le risque de cancer du sein aprèsrn la ménopause. La présence de certains gènes prédisposent à l'apparitionrn d'un cancer du sein. Les femmes présentant une mutation des gènes BRCA 1rn et BRCA 2 ont un risque de développer un cancer du sein qui peut rnatteindre plus de 80%, alors qu'il n'est que de 10% dans la population. rnD'autre part, elles peuvent développer un cancer du sein plus rnprécocement, vers l'âge de 40 à 45 ans. Une consultation rnd'onco-génétique permet de déceler une prédisposition familiale chez lesrn femmes qui ont plusieurs personnes atteintes d'un cancer du sein dans rnleur famille proche. Dans ce cas, une surveillance plus adaptée rncomprenant une IRMrn par exemple, permettant de déceler une tumeur plus précocement est rnrecommandée. Le cancer du sein se manifeste généralement par la présencern d'une boule dans le sein. Chez certaines patientes, il peut se signalerrn par un écoulement du mamelon, une présence de plaques rouges sur le rnsein, de crevasses, des plis anormaux ou d'une peau qui pèle. Une proportion importante de patientes ne présente pas de signes, mais uniquement des anomalies visibles sur une mammographie. Lorsqu'une anomalie est décelée, une mammographie, une échographie et/ou une cytoponction pourront être réalisées afin de déterminer la nécessité de surveiller la lésion, ou de décider d'un prélèvement de la tumeur. rn

Diagnostic

rnLern diagnostic clinique se fait par une palpation du sein, le but étant de rnrepérer une masse anormale, mais aussi par la recherche de ganglions. Lern médecin procédera ensuite à une mammographie bilatérale, radiographiern des deux seins, pour voir l'aspect de la masse. Une échographie peut rnêtre une alternative, particulièrement chez les femmes jeunes, dont les rnseins sont plus denses. La plupart du temps, une ponction de la masse rnest nécessaire. Le prélèvement sera ensuite analysé. Après confirmation rnde la nature cancéreuse de la lésion, un bilan d'extension est réalisé, rnc'est-à-dire un ensemble d'examens dont le but est de rechercher rnl'éventuelle extension du cancer à d'autres organes. rn

Mammographie

rnLarn mammographie est un examen indolore et rapide, durant environ 15 rnminutes. Elle permet de détecter une anomalie et d'établir un diagnosticrn précis. Elle est réalisée systématiquement chez les femmes de plus de rn50 ans dans le cadre d'un suivi permettant de détecter une tumeur rndébutante de petite taille, invisible et non palpable, afin de mettre enrn place rapidement un traitement permettant d'optimiser les chances de rnguérison. Le radiologue délivre dans la journée les premières rninterprétations et les résultats sont envoyés au médecin traitant. Si une anomalie est détectée, d'autres examens radiologiques peuvent être immédiatement pratiqués par le radiologue, comme une échographie par exemple.rn
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Signalez au radiologue, si vous portez des prothèses mammaires, si vous prenez des médicaments hormonaux ou si vous avez subi des interventions chirurgicales.rn

Echographie

rnL'échographie n'est pas un examen de dépistagern du cancer du sein de première intention. Il peut être conseillé après rnune mammographie afin d'analyser une lésion détectée ou lorsqu'une massern a été découverte lors de la palpation et qu'elle n'a pas été localisée rnsur la mammographie. rn

Biopsie

rnElle consiste à prélever un fragment du tissu suspect pour l'examiner au microscope. La biopsie peut être effectuée sous anesthésie locale, à l'aide par exemple d'une fine aiguille au cours d'une cytoponction ou au bloc opératoire, sous anesthésie générale,rn au cours de l'intervention sur la tumeur. Si cette option est retenue, rncelle-ci peut être réalisée au cours d'une biopsie, ou bien consister enrn une tumorectomie. Le diagnostic est réalisé via un examen au microscope du morceau de tumeur prélevé.rn

Bilan d'extension

rnCe bilan permet de déterminer l'étendue du cancer et de vérifier l'absence de métastase.rn Le bilan dépendra des manifestations et des résultats du prélèvement dern la tumeur. Il comprendra en général au minimum une radiographie de thorax, une échographie abdominale, une prise de sang et une scintigraphie des os. rn

Dépistage

rnUnrn cancer du sein détecté tôt est plus simple à traiter et comporte moins rnde risques de séquelles. Lorsqu'il est détecté à un stade précoce, il sern soigne mieux et permet une diminution de la mortalité de 25%. La moitiérn des cancers sont détectés à une taille de moins de 2 cm. Lorsque la rntaille de la tumeur reste inférieure à 1 cm et qu'aucun envahissement rnganglionnaire n'a été constaté, les chances de survie à 5 ans sont au rnmoins de 90%. En France, le cancer du sein constitue le premier cancer rnchez la femme. Pour répondre à ce problème de santé publique, depuis rn2004 un dépistage gratuit par mammographie est organisé sur l'ensemble rndu territoire français. Le taux de participation au programme de dépistage du cancer du seinrn a fortement progressé au cours de ces dernières années. En 2003, il rnétait de 33%, en 2005 de 45% et en 2006 de 49%. Les pouvoirs publics rnsouhaitent généraliser le dépistage du cancer du sein à 70% des femmes rnâgées de 50 à 74 ans, chiffre qui permettrait de réduire de près d'un rntiers la mortalité.rn
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Les arguments de l'Institut national du cancer pour effectuer un rndépistage du cancer du sein sont les suivants : Près de 3 000 femmes rnpourraient être sauvées chaque année si 70% femmes de 50 à 74 ans rnréalisaient tous les 2 ans une mammographie dans le cadre de dépistage rnorganisé. Choisir ce dépistage organisé permet de bénéficier d'un rndispositif dans lequel un deuxième radiologue examine la mammographie. rn7% des cancers non décelés lors d'une première lecture sont repérés rngrâce à une seconde lecture d'un autre praticien. Il faut environ une rndurée de 5 ans pour qu'une tumeur du seinrn atteigne une taille d'un 1 mm, deux ans de plus pour atteindre une rntaille de 5 mm et encore une ou deux années pour mesurer 2 cm, taille rnsuffisante pour pouvoir être détectée à la palpation. La prise en chargern de la mammographie est de 100% dans le cadre du dépistage organisé.rn
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Une lettre est envoyée tous les 2 ans aux femmes âgées de 50 à 74 rnans par la structure chargée d'organiser le dépistage. Prendre ensuite rnrendez-vous avec le radiologue que vous choisissez dans la liste des rncabinets agréés : le radiologue habituel figure très souvent, dans plus rnde 85% des cas, dans cette liste de praticiens répondant aux critères dern qualité du dépistage organisé. Les radiologues participant à ce rndépistage doivent effectuer au minimum 500 mammographies par an et rnutiliser un matériel répondant à des normes de qualité très rigoureuses.rn La réalisation d'une mammographie comporte deux radiographies par sein.rn Si une anomalie est décelée, le radiologue peut proposer des examens rncomplémentaires. S'il n'a décelé aucune anomalie, la mammographie est rnsystématiquement vérifiée par un autre radiologue. Dans un délai de rnquinze jours environ, la patiente est informée du résultat de la secondern lecture. Il est nécessaire de garder les clichés qui sont rendus après rnle dépistage afin de les rapporter lors du prochain rendez vous. Le rndiagnostic de cancer est effectué chez environ 6 femmes sur 1000 qui ontrn participé au dépistage, soit 0,6% d'entre elles, rn
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Contactez la caisse d'assurance maladiern ou la structure chargée d'organiser le dépistage dans votre rndépartement, si vous avez plus de 50 ans et que vous n'avez pas reçu de rncourrier. rn
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Une petite proportion de femmes présente des anomalies constatées rnlors de la mammographie. Cela ne signifie pas forcément qu'il s'agit rnd'un cancer. Dans ce cas, d'autres examens, échographie par exemple rnseront immédiatement effectués par le radiologue. Ces examens ne sont rnpas pris en charge à 100% dans le cadre du dépistage, mais ils sont rnremboursés par la caisse d'assurance maladie dans les conditions rnhabituelles. rn
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Les centres de sénologie regroupent tous les professionnels rnintervenant dans la prise en charge du cancer du sein. Ces structures, rnprésentes dans les centres de lutte contre le cancer, permettent rnd'effectuer en une journée la grande majorité des examens nécessaires etrn d'obtenir un diagnostic précis en quelques jours. Ces structures rnpermettent de réaliser des biopsies et évitent une hospitalisation, rnpermettant d'améliorer le confort des malades et de générer moins de stress.rn

Palpation des seins

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La palpation est l'examen indispensable et important, il ne permet rnmalheureusement que de détecter les tumeurs visibles et palpables. Un rncancer du sein peut évoluer de nombreuses années sans entraîner la rnmoindre manifestation, ni douleur et ni grosseur. rn
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La prise de conscience des femmes à surveiller leurs seins en pratiquant l'auto palpationrn permet un dépistage précoce de la maladie. L'autopalpation est un gestern qu'il est conseillé d'effectuer tous les mois après les règles, afin dern repérer une éventuelle grosseur du sein. Se mettre debout devant un rnmiroir, inspectez les 2 seins et vérifiez l'absence d'écoulement d'un rnmamelon, de crevasses, de plis anormaux ou d'une peau qui pèle. Puis rnlever un des 2 bras, puis avec les 3 doigts de l'autre main, palpez le rnsein du côté du bras levé : débutez par la partie externe, les doigts à rnplat, en effectuant de petits cercles. Il faut rechercher toute rnsensation de boule, de fossette sur la peau, ou de grosseur. Palper rnégalement le mamelon et la zone entre le sein et l'aisselle et presser rnle mamelon et vérifiez qu'aucun écoulement ne se produise.rn
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IRM

rnPlusieurs études présentées au cours du congrès annuel de la Société américaine d'oncologiern clinique, qui s'est déroulé du 1er au 5 juin 2007 à Chicago démontrent rnque l'IRM est l'examen le plus performant pour la détection des tumeurs rnde petite taille ne pouvant être décelées par la mammographie. Des rnexperts recommandent la réalisation annuelle d'une IRM chez les femmes àrn "haut risque, celles qui ont des antécédents familiaux ou présentant rnune anomalie génétique, soit environ 4000 femmes en France."rn
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La mammographie reste le premier examen de rndépistage du cancer du sein ; si l'examen le plus performant pour rndétecter un cancer du sein débutant est l'IRM, il n'est pas possible de rnrecommander sa généralisation car les procédures de cet examen ne sont rnpas encore standardisées et ne font pas l'objet d'un contrôle de qualitérn tel qu'il l'est effectué aujourd'hui pour la mammographie.rn
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Il n'est pas question d'interrompre le rndépistage par mammographie qui sauve des milliers de femmes chaque annéern au profit de l'IRM.rn
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Les autres indications de l'IRM : rnrn
  • Rechercher d'autres lésions dans le même sein ou un autre cancer dans l'autre sein rn
  • Évaluer et surveiller l'évolution d'un cancer au cours d'un traitement..
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Traitement

rnLa grande majorité des cancers du sein peut aboutir à une guérison. Sur rnles 52 000 nouveaux cas de cancer du sein dépistés chaque année en rnFrance, 84% sont en vie cinq ans après le diagnostic. Le traitement du rncancer dépendra du stade de la tumeur, déterminé selon la taille de rncelle-ci et des résultats du bilan d'extension, en fonction du nombre etrn de la localisation des autres organes touchés. En général, la solution rnprivilégiée est l'ablation de la tumeur si le stade n'est pas trop rnavancé. Suivant la taille, le chirurgien peut procéder à l'ablation rnuniquement de la tumeur, appelée tumorectomie, jusqu'à l'ablation totalern du sein, une mastectomie. Celui-ci pourra d'ailleurs être reconstruit rnchirurgicalement à distance pour pallier le déficit esthétique. Les rnganglions situés à proximité subiront un curage. Une radiothérapie voire une chimiothérapie peut également être associée. Dans certains cas, un traitement à base d'hormones diminuera la fréquence des récidives. rn
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Les choix des techniques dépendent des caractéristiques de la rntumeur. La chirurgie est de plus en plus performante et moins mutilante.rn rn

Tumorectomie

rnLa tumorectomie, chirurgie conservatrice, permet d'enlever une tumeur rnd'une taille habituellement inférieure à 3 cm et de conserver le sein. rn

Mastectomie

rnLa mastectomie retire le sein avec la tumeur, pour des tumeurs plus volumineuses ou s'il existe plusieurs tumeurs dans le sein. rn
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L'ablationrn d'une partie de la chaîne ganglionnaire située dans l'aisselle près du rnsein atteint n'est plus réalisée systématiquement. Au cours de rnl'intervention, avant l'ablation de la tumeur, 1 ou 2 ganglions en rnmoyenne sont retirés au moyen d'une petite incision, puis analysés au rncours de l'intervention, afin d''évaluer ou non l'intérêt de retirer rntoute la chaîne ganglionnaire. rnrn
  • Si le ganglion ne comporte aucune anomalie, aucun autre ganglion ne sera enlevé. rn
  • Si des cellulesrn cancéreuses sont présentes, le chirurgien effectue l'ablation d'une rnpartie de la chaîne ganglionnaire située dans l'aisselle du côté du seinrn atteint.
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La rééducationrn et les exercices physiques sont des étapes cruciales. Ils peuvent aiderrn à redonner de la souplesse au bras ainsi qu'à l'épaule situés du côté rnde l'intervention et également à atténuer les douleurs post-opératoires.rn rn
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Ces exercices participent à la prise en charge de la patiente et luirn offrent des possibilités de dialogue et d'évacuation de ses angoisses. Évitez des charges trop lourdes à porter ou des travaux qui durent pendant plusieurs semaines. rn
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Portez des vêtements amples et évitez d'appliquer des produits rnirritants. Évitez une exposition solaire et bien entendu le tabac. Ne rnbuvez pas trop d'alcool.rn

Radiothérapie

rnLa radiothérapie du sein permet d'obtenir une consolidation de l'effet rnde la chirurgie. Ce traitement s'applique sur le sein concerné, si rncelui-ci n'a pas été enlevé et permet de détruire les cellules rncancéreuses grâce aux irradiations délivrées. Il s'effectue en général sur une durée de 5 à 6 semaines et ne nécessite pas d'hospitalisation. rn

Chimiothérapie

rnUne chimiothérapie est souvent réalisée dans le cadre du cancer du sein.rn Ses objectifs dépendent de l'extension de la tumeur. La chimiothérapie rnqui permet la diffusion de médicaments destinés à détruire les cellules rntumorales, est réalisée le plus souvent avant l'opération chirurgicale. rnCe traitement n'est pas proposé lorsque par exemple la tumeur mesure rnmoins d'un centimètre et que les ganglions sentinelles, situées proches de la tumeur ne sont pas atteints. rn

Hormonothérapie

rnCe traitement qui consiste à délivrer des molécules qui bloquent les effets des œstrogènesrn sur la croissance des cellules cancéreuses. Ces produits sont proposés rnchez les femmes présentant un cancer hormonodépendant du sein qui rnpossède des récepteurs pour les œstrogènes. rn

Surveillance

rnLa surveillance a pour but de détecter précocement d'éventuelles rnrechutes, mais aussi de dépister un nouveau cancer. Des mammographies rnseront réalisées régulièrement. rn

Reconstruction mammaire

rnLa chirurgie plastiquern et reconstructrice, de plus en plus souvent conseillée après l'ablationrn d'une tumeur, permet d'offrir aux patientes une aide considérable en rnretrouvant une poitrine proche de celle qu'elles avaient avant rnl'intervention. De plus en plus de services de cancérologie intègrent rndans leur équipe un chirurgien plasticien afin de conseiller aux rnpatientes une reconstruction mammaire dans les meilleures conditions. Le cancérologue et le chirurgien plasticien collaborent ensembles à cette étape importante pour la femme. rn
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Retrouver les formes de son corps demeure une étape importante pour rnla malade et participe à son amélioration psychologique. La rnreconstruction mammaire consiste à reconstruire le galbe du sein en rnimplantant une prothèse de sérum physiologiquern ou en gel de silicone. Une petite intervention sur l'autre sein est rnsouvent effectuée pour des raisons de symétrie. Le chirurgien rnconseillera la patiente en fonction du type d'intervention effectuée, durn traitement post-opératoire, de l'état de la peau et des muscles... rnN'hésitez à lui demander de vous montrer des photos de reconstructions rnmammaires qu'il a déjà effectuées. rn
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La reconstruction mammaire est parfois effectuée en même temps que rnl'ablation du sein ou pratiquée après la fin d'une chimiothérapie. Un rndélai est parfois indispensable après l'ablation du sein. La rnreconstruction mammaire peut se dérouler en plusieurs étapes et rnnécessiter plusieurs mois, et parfois même près d'un an pour être rncomplète et satisfaisante. La reconstruction mammaire n'a aucune rnincidence sur la maladie cancéreuse et ne compromet pas les chances de rnguérison et ne gêne la surveillance ultérieure. Cette intervention peut rnaussi être pratiquée après une tumorectomie.rn
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Un sein reconstruit diminue les sensations tactiles au niveau du mamelon.rn

Prothèses, foulards, perruques

rnPlusieurs accessoires peuvent aider, pour les personnes qui le souhaitent, à couvrir ou à masquer la perte de cheveux : foulard, turban, chapeau ou bien encore perruque. rn
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Les perruques : L'Institut national du cancer, l'Inca, a établi en rnconcertation avec les professionnels, une charte des droits du client etrn des devoirs du vendeur de perruques. Les magasins qui y souscrivent rns'engagent à respecter une démarche qualité tant au niveau de l'accueil,rn que de la présentation des produits et du service après-vente. rn
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Les prothèses mammaires externes permettent de retrouver une rnsilhouette féminine et à rétablir un équilibre statique. Elles sont rnvendues chez les orthopédistes, les pharmaciens-orthopédistes et rncertaines lingeries corseterie. Il existe des prothèses qui se glissent rndans le soutient gorge et d'autres, les prothèses solidaires, sont rnadhésives ou adhérentes à la peau. Les prothèses sont prises en charge rnpar la caisse d'assurance maladie à hauteur d'une certaine somme sur rnprésentation d'une ordonnance délivrée par le médecin traitant. rnRenseignez-vous auprès de votre caisse d'assurance maladie. Une mutuelle peut également prendre en charge le complément, en partie ou totalement. Les personnes affiliées à la Couverture Maladie Universelle,rn CMU, à l'Aide Médicale d'État (AME) peuvent bénéficient du tiers rnpayant. Il leur est conseillé de prendre un avis auprès de leur caisse rnd'assurance maladie. rn
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Il est important de se renseigner avant de se rnrendre dans un magasin, car tous ne permettent pas de bénéficier de la rnprise en charge de la Sécurité sociale ni du tiers payant.rn
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Les infirmières et les assistantes sociales du service où vous êtes rnprise en charge connaissent souvent les différentes possibilités d'aidesrn ou de prêts. Les services hospitaliers disposent d'ailleurs parfois de rnperruques ou accessoires donnés par d'anciennes patientes. Certaines rnassociations offrent aussi des aides financières ou redistribuent des rnperruques. rn

Chances de survie

rnLe cancer du sein est le plus fréquent des cancers chez la femme : il rntouche une femme sur 8. Les chances de survie à 5 ans sont de 75%. rnCependant, ce chiffre varie en fonction de l'âge de la patiente car chezrn les femmes jeunes (un tiers des patientes), le risque de récidive est rnplus élevé. De plus, le cancer est généralement plus agressif. Comme rnpour tous les cancers, un dépistage précoce augmente les chances de rnsurvie. Le cancer du sein reste la cause principale de mortalité chez rnles femmes de 35 à 65 ans.rn
Par Journaldesfemmes

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